Comme un goût d'inachevé.
  

Comme un goût d'inachevé.

Krong Kaeb, Cambodge le 24/05/2015

 
Coup de cœur lors de notre arrivée en février, la joie de vivre et l'insouciance des khmers n'est pas une légende.
 
Avec le temps qui passe, nous les découvrons un peu plus, les cernons un peu mieux.
 
Mais la médaille a un revers, les côtoyer, vivre à leur côté est un plaisir, si tant est que l'on aime être envahi à la moindre occasion, curieux qu'ils sont. Travailler est loin d'être une sinécure. En plus de gérer une affaire, il faut faire avec du personnel qui n'en fait qu'à sa tête dès que vous avez le dos tourné, ne vient plus bosser quand il en a marre ou si vous avez eu le malheur de lui faire une remarque, décide de ses horaires, de ses jours de congés... Ce n'est pas une généralité mais une grande majorité agit ainsi.
 
Beaucoup de merveilleux souvenirs, les couleurs de ce pays sont à nul autre pareilles. Le vert des rizières, le rouge de la terre vous éblouiront. Le sourire des enfants et leur incessants hello vous réjouiront, les fabuleux temples d'Angkor vous lessiveront.
 
Oubliez la vie occidentale un instant...acheter de la viande au marché entourée de mouches, utiliser la douchette et non le papier toilette, prendre un scooter pour une voiture et y monter à quatre ou cinq, entrer dans un shop, qui sert de logement, les réveiller pour acheter des Cambodia, savoir que demain veut dire bientôt et que les moinillons sont des bad boys.
 
Désastre écologique également, les arbres sont abattus, les plastiques, polystyrènes et autres déchets jonchent le sol, polluent les cours d'eau. Ils jettent sans aucune gêne, sans aucune connaissance des dégâts qu'ils provoquent. Le recyclage n'est pas leur priorité...ils ont d'autres problèmes à régler. Mais une prise de conscience se fait sentir à travers de courtes vidéos et panneaux publicitaires.
 
Gardez vous de croire que le royaume n'a pas d'avenir, quelques années seront nécessaires, une bonne cinquantaine, avant que le Cambodge ne renaisse de ses cendres. Le temps que les fantômes des khmers rouges d'hier aient disparus, le temps que les parents d'aujourd'hui effrayés par l'idée d'une autre guerre cessent d'être des moutons, le temps que les enfants de demain prennent leur avenir en main, deviennent les acteurs de leurs propres vies et les bâtisseurs de leur propre pays.
 
Encore tant de choses à dire, raconter, développer. Je ne suis ni romancière, ni journaliste et une page ne suffit pas. Il faudrait évoquer l'histoire, le protectorat, l'invasion, l'adoration d'un roi, la politique, les investisseurs étrangers, la corruption, les croyances, l'inégalité, l'éducation qui font que les Cambodgiens sont comme ils sont et vivent comme ils vivent.
 
Tchoum rip lir proté Kampouchéa.
 
       
 

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